Chapitre 16.

Chapitre 16:


___Kendra descendit rapidement de la voiture du bel espagnol, mais en prenant soin de le remercier chaleureusement. Il l'avait beaucoup aidé et ils savaient tous les deux qu'ils ne se reverraient probablement peu. Après un dernier câlin, elle prit route vers sa maison de vacances. D'ailleurs, il ne restait plus qu'un jour de tranquillité. Anxieuse, Kendra ouvrit la porte de la maison et tomba sur Gustav qui préparait le déjeuner. Il était seulement midi donc tous les autres garçons dormaient.

- Bonjour Gus, bien dormi?
- Oui et toi?
- Ouais, çà va.
- Tu as dormi où, Kendra? Interrogea Gustav.
- Ben à l'hôtel avec Roberto... On a rien fait, je te jure.
- C'est ta vie privée, çà ne me regarde absolument pas!
- Ils dorment encore les garçons?
- Oui, toujours tu sais bien. Répondit le blond.
- Forcément. Bon, je vais aller les voir dans leur chambre.
- Euh... Ben je vais aller chercher des fraises, j'en ai bien envie.
- Tu es enceinte, Gus?!
- Haha, je suis plié en deux. Rétorqua-t-il en souriant.

Gustav lui fit un bisou sur la joue, puis claqua la porte derrière lui. Donc Kendra partit vers le tour des chambres, histoire de voir si tout allait bien. Elle commença par la chambre de Bill, puisque c'était la première. L'androgyne était enfoui sous la couette, son pied dépassait et ses cheveux noir charbon s'étalaient sur son visage angélique. Il était beau, et quand il était endormi, c'était encore pire. Un vrai phénomène ce Billou! Ensuite, elle passa à Georg. La jeune fille étouffa un rire quand elle entra; ses cheveux formaient un vrai champ de bataille après le passage des soldats. Sa couette, à lui, était à ses pieds et son tee-shirt était à moitié enlevé. Une vraie marmotte ce petit bassiste. Pour finir, la brune entra dans la pièce de Tom. Elle vit un lit fait, les volets ouverts. Il n'avait pas dormi ici cette nuit. Inquiète, elle alla dans la cuisine pour grignoter des céréales. Gustav arriva peu de temps après, Kendra s'empressa d'aller à sa rencontre.

- Il n'a pas dormi ici, Tom?
- Apparemment non, pourquoi, çà te dérange? Demanda le batteur.

Interloquée, elle le dévisagea étrangement. Pourquoi lui avait-il posé cette question? Gustav, en patientant, souriait devant la demoiselle. Très fier de lui pour avoir posé cette colle.

- Ben non, çà ne me pose aucun problème. Pourquoi, çà devrait?
- Non non, enfin je ne crois pas. Je demandais çà comme çà ...
- Ouais. Il est avec qui, sinon? Demanda la brune.
- Je ne sais pas du tout. Je l'ai vu danser avec une fille peu de temps après que tu sois montée avec ton ami, après je ne sais pas.
- Vous êtes rentrés à quelle heure, sinon? Questionna-t-elle.
- Vers 5heures du matin je crois... T'aurais dû voir Tom, un vrai déchet! Il s'est enfilé de la vodka orange comme jamais! Il ne marchait même plus droit, c'était affreux.
- Pourquoi vous ne l'avez pas ramené alors?!
- Il ne voulait pas venir avec nous et voulait rentrer avec une certaine Carmen je crois. Enfin boni, tu le connais quoi... En plus, il n'arrêtait pas de demander où t'étais parce que çà faisait longtemps qu'il ne t'avait pas vu. Raconta Gustav.
- Je vais me doucher.

Kendra ne devait pas craquer. Elle ne devait pas aller voir Tom. Elle ne devait pas montrer ne serait-ce qu'une once de jalousie. Elle ne devait rester neutre. Et pourtant, elle savait que çà allait être plus dur que prévu. Quand elle avait vu sa chambre vide, la brune avait eu comme un électrochoc. Kendra était sûre d'éprouver des sentiments plus grands que de l'amitié envers le dreadeux. Ce n'était vraiment pas souhaitable. Pour un comme pour l'autre. La jeune femme attrapa rageusement sa serviette et partit sous la douche. Elle savait aussi que c'était de sa faute, que si elle s'était avouée plus tôt ses sentiments, il y aurait pu avoir quelque chose. Mais elle ne voulait pas. Elle ne pouvait pas, aussi. Elle aimait bien trop Tom pour pouvoir l'exposer constamment au danger en étant en couple. Aussi, malgré son c½ur, sa tête remportait encore ce combat. Kendra ne ferait rien mais il allait falloir supporter Tom et son énervement. C'était sur qu'il en voudrait à Kendra pour ce qu'elle avait fait, ou du moins arrêté, avec Roberto. Puis jamais elle ne pourrait oublier son regard avant d'entrer dans la chambre. La jeune femme comprenait désormais un peu mieux les choses, Tom était dans le même cas qu'elle; il avait de forts sentiments à son égard. Donc, en rentrant en Allemagne, Kendra allait mettre de sérieuses barrières entre eux deux. C'était regrettable d'agir ainsi, mais les conséquences pouvaient être terribles. Saloperie de maladie. Elle pourrait vivre heureuse, ou en tout cas, agir plus légèrement et vivre pleinement sa vie. C'était impossible depuis un mois et c'était horrible. Kendra s'effondra en larmes sous le poids de ses réflexions. Elle s'était pourtant jurée d'arrêter de pleurer dés qu'il y avait quelque chose. Mais ses nerfs n'en peuvent plus et lâchent beaucoup trop souvent à son goût. La demoiselle régla son eau en eau glacée pour tenter de se calmer. Ça lui faisait du bien. Ensuite, elle sortit de la cabine pour aller s'habiller. Aujourd'hui c'était shopping avec Bill et les autres s'ils voulaient. La brune opta pour une robe fleurie et courte, avec en dessous son maillot de bain léopardé, avec des spartiates brunes et son sac. Ses cheveux sécheraient naturellement, elle n'avait pas envie de les sécher. Kendra retourna dans le salon, et vit Georg en train de boire du jus d'orange, elle s'assit prés de lui en lui embrassant la joue.

- Ca va?
- J'ai un mal de tête épouvantable, c'est un délire. Et toi?
- Moi çà va; pourtant j'avais pas mal bu en début de soirée! Tu as beaucoup bu après?
- Je ne crois pas, mais la musique était forte. Je suppose que l'alcool et la musique en sont pour quelque chose.
- Je pense aussi! Approuva la jeune femme.
- T'es rentrée quand?
- Vers midi environ, pourquoi?
- Pour savoir, parce que j'ai entendu ma porte s'ouvrir.
- C'était moi, j'ai fait un tour voir si tout allait bien.
- Oui, je m'en doutais. Répondit Georg en souriant.
- Où sont Bill et Gustav?
- Gustav fait chauffer le barbecue puis Bill prend sa douche.
- Ok! Ah, j'adore le barbecue!
- Je sais. Tiens, passe-moi voir un doliprane s'il te plaît, je n'en ai pas trouvé. Demanda le bassiste.
- J'en ai dans mon sac, je reviens.

L'allemande retourna donc dans sa chambre, où elle avait laissé son sac. Elle n'en trouva pas dans son fourre-tout, alors elle regarda dans sa salle de bains. Au bout de plusieurs minutes, elle en dénicha enfin. Elle reprit son sac, avec son portable qu'elle avait oublié dans sa chambre. En arrivant, elle vit Tom accoudé sur la table de la salle à manger, l'air fatigué. En voyant Kendra, son visage s'éclaira, et il devint vite énervé. Kendra respira un grand coup, donna le doliprane à son bassiste chéri, puis elle partit vers Tom pour le saluer. Elle était décidée à vers comme-ci il n'y avait rien eu. Manque de chance, le guitariste n'était pas du même avis et quand elle fut arrivée à son niveau, il se leva pour aller rejoindre Gustav dehors. Il lui adressa alors juste un piètre « salut » à peine audible. Son détachement blessa Kendra, qui espérait qu'il ferait pareil qu'elle, elle en était donc surprise. En plus, çà l'énervait d'être ignorée à ce point. Furieuse, elle se retourna vers Georg.

- Je suis désolé. Dit le bassiste.
- Moi aussi.
- Dis-lui...
- Non, je n'ai rien à me reprocher. De toute façon, il peut faire ce qu'il veut de ses nuits, je m'en fous. Donc je ne comprends pas pourquoi il me repousse comme çà. Mentit adroitement Kendra.

Bien sûr, elle se mentait à elle-même parce qu'elle savait très bien ce qu'il se passait. Elle comprenait encore mieux que Tom. Cependant, elle préférait faire comme-ci elle ne comprenait rien que de devoir s'expliquer.

- Si tu réfléchissais, je suis persuadé que tu finirais par comprendre. Déclara-t-il.
- Mais on a dit qu'on était seulement amis. Il faut s'y tenir.
- Tu sais que les sentiments ne se contrôlent pas.
- Et bien çà lui passera tout çà. C'est juste parce qu'on se voit souvent qu'il pense qu'il a des sentiments plus développés.
- Ah, Kendra...

Le bassiste fut interrompu par la sonnerie du téléphone de Kendra qui résonna. Elle se pressa pour décrocher, quand elle vit un numéro de téléphone espagnol.

- Oui?
- C'est Jero!
- Enfin! Comment va ta s½ur? Demanda-t-elle automatiquement.
- Elle est sortie d'affaire et va mieux. Nous sommes tous très contents. Elle est encore en train de dormir.
- Ici aussi nous sommes rassurés! Et toi, comment vas-tu?
- Beaucoup mieux maintenant! Tu pars demain soir alors?
- Oui, toujours. Je ne peux pas rester, parce que je suis venue pour le travail et après je dois retourner travailler à mon bureau. Mais je ne t'oublierai sûrement pas! On s'enverra des lettres si tu veux. Ça me fera entretenir mon espagnol. Affirma Kendra.
- D'accord! Je veux bien, mais je suis triste que tu partes.
- Moi aussi. Envoie-moi un sms avec ton adresse, s'il te plaît.
- Oui, ne t'en fais pas. Je dois raccrocher par contre, les médecins vont venir voir ma s½ur. Au revoir et fais un bon voyage.
- Merci. Et bon courage, maintenant. Passe le bonjour à ta mère. Je penserai à vous.
- Et toi aux garçons! Merci pour tout. Bisous.
- Gros Bisous. Répondit Kendra avant de raccrocher.

Kendra était soulagée, la s½ur de Jero allait enfin mieux! Elle pouvait donc partir de ce pays, un peu plus sereinement. Elle se posa près de la piscine en lisant un magazine espagnol, et plus tard, tous se retrouvaient pour le barbecue. Quoi de mieux sous un soleil aussi étincelant? Tom se plaça en face d'elle, pour être sur d'être bien séparés. C'était vraiment ridicule, mais au moins, çà facilitait l'envie de Kendra de protéger Tom, s'il l'esquivait. Autour de bonnes grillades et de salades, la discussion était animée, sauf entre les deux jeunes gens. Tous les sujets y passaient, en particulier la journée d'hier et leurs souvenirs d'enfance.

- Tu peux me passer le sel s'il te plaît, Tom? Demanda Kendra.
- Bill, donne-le-lui.
- Tom... Tenta vainement l'androgyne.
- Merci.

Gêné, Bill passa donc le sel à la demoiselle. Cette dernière le remercia, quelque peu énervée. Non mais c'est vrai, quoi. Ils n'étaient pas en couple et ne s'étaient pas déclarés leurs sentiments l'un envers l'autre. Tom n'avait donc aucun droit de réagir comme il le faisait.

- Putain mais c'est quoi ton problème, Tom? Pourquoi tu m'ignores comme çà? Parce que j'étais avec Roberto, hier?! Nous ne sommes pas un couple, merde! Je ne t'ai pas snobé parce que tu étais avec une fille, cette nuit! Alors fais pareil, merci. Tu ne peux pas me parler de ce qu'il y a, plutôt que de réagir comme un gamin? Tu ne peux pas?! Ah, mais tu m'énerves quand tu t'y mets, mais c'est horrible, hein! J'me demande comment je fais pour te supporter parfois! T'es très bien, mais quand tu t'y mets, t'es à te claquer contre un mur! Tu veux te la jouer comme çà? Super! Ne nous adressons plus la parole! Pffff. S'emporta Kendra, en quittant la table.

ELLIPSE

Il était 19h, il faisait encore très chaud en ce 23août. Les jeunes partaient demain, dans la soirée pour être en Allemagne le 25 au matin. En attendant le départ, l'après-midi s'était fort bien déroulée. Kendra et Bill avaient laissés les garçons pour se faire une virée shopping comme c'était prévu. Bill s'était camouflé comme il pouvait, mais avec cette chaleur accablante, c'était assez compliqué. Il avait opté pour un jogging noir, mais assez large, avec un tee-shirt blanc, avec une casquette pour cacher ses cheveux au maximum, et n'avait pas accessoirisé. Barcelone était une ville incroyable pour faire beaucoup de bonnes affaires! Il y avait plein de jolies et vieilles rues ombrées où des petits magasins s'exposaient avec de magnifiques choses. Il y avait aussi les grandes enseignes internationales. Les deux amis étaient tout simplement au paradis! Les portes feuilles avaient drôlement chauffés. Après plus de trois heures de shopping, ils se sont posés à la terrasse d'un glacier. Bill en avait profité pour parler de Tom, au détriment de Kendra. Cependant, elle avait appris qu'il était bien chez une certaine Caren, la fille qui leur avait donné l'adresse de la boîte de nuit. Kendra se retint de ne pas exploser, elle le savait qu'ils l'allaient la revoir, mais pas à ce point... La soirée avait vraiment dégénéré.

L'androgyne avait également parlé des sentiments de Tom, comme quoi il savait qu'il y avait quelque chose entre Tom et Kendra. Il disait qu'il le savait mieux que personne car il comprenait Tom grâce à leurs gènes de jumeaux. Une fois encore, Kendra avait envie de pleurer et de tout avouer. Néanmoins, elle s'était retenue et c'était mieux ainsi, selon elle. Les deux amis continuaient de discuter, quand ils virent l'heure, ils décidèrent de rentrer. Le dîner s'était passé difficilement, l'ambiance était tendue. Les autres membres du groupe étaient restés à la piscine de la villa. Tom fixait sans arrêt Kendra, comme s'il voulait lui passer un message. Cependant, quand elle levait la tête vers lui, le guitariste fuyait son regard. En bref, Kendra était à bout de nerfs. Alors, à la fin du dîner, elle prit ses jambes à son cou pour ne pas avoir de conversation trop sérieuse et partit à la plage.

- Je vais à la plage. Salut les gosses. Cria-t-elle aux garçons dans la cuisine.

Une fois dehors, Kendra constata que le temps s'était rafraîchit. Ce n'était d'ailleurs pas plus mal, pour réfléchir. Heureusement, la plage ne se trouvait qu'à une centaine de mètre de la villa. Une fois encore, la brune pensait à son cas. A sa situation quelque peu ... étrange. Le vent espagnol était doux, et les longs cheveux bruns de la demoiselle virevoltaient à son rythme. Une fois dans le sable, elle s'y assit. Elle en profita pour cacher ses pieds dans les granulés, chose qu'elle adorait faire en étant petite et quand ses parents l'emmenaient en vacances. Ce n'était plus qu'un lointain souvenir... Elle renifla, elle n'était pas venue là, pour se morfondre dans ses souvenirs d'enfants. Désormais, Kendra avait grandi, muri et elle avait d'autres problèmes. Plus ou moins graves, certes. Etant sûre d'être seule dans cet magnifique endroit, elle se mit à carrément parler pour elle-même, en se contredisant. En fait, elle réfléchissait à voix haute. Tout y passait. La maladie, ses vacances, Roberto, Jero et sa s½ur, Tom etc... C'était un poids de plus en plus lourd à porter.

La brune se releva, et marcha au bord de la mer, les pieds nus dans l'eau et ses spartiates à la main droite. Elle avait beau toujours réfléchir, elle ne voulait rien avouer aux garçons. Déjà, ils allaient avoir pitié et tout le temps la protéger de tout et de rien. Ensuite, elle ne se voyait pas leur dire, tout simplement. Enfin, au fond, elle ne voulait pas que Tom prenne peur d'elle. C'était horrible, mais elle préférait s'engueuler avec lui, mettre des distances entre eux, plutôt qu'imaginer qu'il était dégoûté d'elle. Il fallait également l'admettre, mais çà ne serait pas elle qui avouerait ses sentiments en premier. Elle avait beaucoup trop de fierté pour çà; Tom était également trop orgueilleux. Elle était donc sûre d'être tranquille avec çà un petit moment. Kendra reprit la direction de la villa, la tête un peu plus vidée. Néanmoins, il y avait une chose qui était on ne peut plus sûre, c'est que tout ne serait pas rose dans l'avenir...
Déborah.
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Bonsoir, mes petites. Chapitre promis avant ma rentrée, le voilà... J'espère qu'il vous plaira, il n'est peut-être pas très intéressant mais bon... J'ai fait un plan de ce qu'il me restait à écrire dans ma fiction, et si j'ai bien calculé et que je n'ai pas de nouvelles idées, je crois que dans 5chapitres, ma fiction sera terminée! Il est grand temps de la finir, je pense. Non pas que je ne l'aime pas, au contraire, je trouve que c'est ma fiction la plus travaillée, mais j'ai de plus en plus de mal à l'écrire, à poster. Je sais pas comment expliquer. J'ai moins de temps, sans doute. Des problèmes et une vie à côté. Merci, certaines, d'être toujours là pour me lire, car je perds de plus en plus de lecteurs, m'enfin. (Forcément çà ne me motive personne de voir moins de lectrices!) Bref, je crois que j'ai tout dit il me semble... Bonnes vacances pour celles qui y sont, bonne rentrée pour celles qui, comme moi, reprennent lundi T_T. J'ai pas vu ces vacances passer.

Bisous les jeunes!
(L).
Chapitre 16.

# Online seit Freitag, 10. April, 2009 um 16:49

Geändert am Samstag, 18. April, 2009 um 16:49

Chapitre 17.

Chapitre 17 :

En ce 25 août ensoleillé, Kendra s'étirait longuement dans son lit. Les rayons de soleil caressaient sa peau puisqu'elle avait oublié de les fermer en arrivant ce matin. Il était 14h30 et çà faisait 6heures qu'elle était sur le sol allemand, après des vacances plutôt réussies. Le voyage en avion ne s'était pas si bien déroulé que çà. Il y avait quelques journalistes à l'aéroport de Barcelone puis ensuite, un gamin surexcité bougeait sans arrêt. Il était tout simplement ingérable, et les cris de sa mère n'arrangeaient en rien les choses. Du coup, Kendra avait écopé d'un sérieux mal de tête; les garçons pas du tout. Il fallait préciser qu'ils avaient connus pire! Forcément. Néanmoins, ces bruits les avaient drôlement ennuyés pour dormir. La brune hésita un instant entre se rendormir, suite à l'appel de ses oreillers moelleux. Cependant, lorsqu'elle vit qu'elle était vêtue de ses habits de la veille et sa grosse valise prés de la porte, elle décida d'être raisonnable et de s'activer. « J'aurai tout le temps de dormir quand je serai morte » pensa-t-elle subitement. Puis, elle rit ironiquement. Elle songea donc d'aller chez le médecin, histoire de voir son état. Ne sait-on jamais. Enfin, Kendra se leva puis fonça sous la douche; elle se sentait affreusement sale. Une fois lavée, au son de The Fray, la demoiselle se pressa devant son dressing. Débardeur blanc rentré dans une jupe taille haute noire, foulard blanc et fuchsia avec des bensimons de la même couleur fluo feront très bien l'affaire aujourd'hui. Ensuite, elle s'affaira à ranger sa valise et tout ce qu'il s'en suivait. Elle regarda également son courrier. Bref, elle remettait tout en ordre. La jeune femme mangea des pommes rissolées devant l'épisode de Gossip Girl et en profita pour transférer ses photos sur sa clé USB, avec l'aide de son ordinateur. A la vue de toutes ses photos, l'allemande était fière de ses photos que ce soit celles du concert ou du photoshoot dans les loges. Ca allait être un putain d'article et elle serait encore journaliste dans cette même boîte. Du coup, Kendra prit sa voiture après s'être lavée les dents et enfilé son sac, pour aller vers le journal. Elle était submergée d'idées d'article et avait du temps devant elle. Ca n'était que bénéfique.

En arrivant, Kendra croisa quelques collègues dont elle n'était pas spécialement proche, mais qu'elle salua tout de même. Elle monta au troisième étage, puis vit de loin Paris. Un frisson de rage l'envahit mais elle aperçut Jimi dans son bureau, ce qui l'apaisa. Un gros calîn. Des embrassades. Un peu de racontage de vie, mais le travail reprit le dessus rapidement.

- On se voit après? J'ai plein d'idées pour mon article, il ne faut pas que je fasse autre chose. Expliqua Kendra à Jimi.
- Oui, je comprends. De toute façon, je dois boucler un article, aussi.
- J'y pense! Tu veux venir à la maison, ce soir? Je dois faire quelques courses avant, mais tu peux venir avec moi si tu veux! Ou on se rejoint chez moi...
- Oh ben d'accord. Je viens avec toi. Tu passes dans mon bureau quand t'as fini.
- Bien sûr! Affirma la demoiselle avec un grand sourire.

Kendra retourna dans son bureau, puis alluma son ordinateur. Le temps passa vite. Sûrement trop vite, car son article touchait à sa fin. Franchement, elle était assez fière du contenu! Si seulement çà plaisait au patron... Le demoiselle se leva donc, puis partit vers le bureau du directeur, inquiète. Une fois masculine lui donna la permission d'entrer, ce qu'elle fit.

- Bonjour, Kendra.
- Bonjour Monsieur. Répondit la jeune fille en s'asseyant sur un des fauteuils.
- Alors, j'espère pour vous que ce voyage vous a permis d'avoir une idée?
- Totalement. Je viens de finir l'article, je vous l'apportais justement.
- Merci, donnez-le moi.

Passèrent des minutes qui semblaient des heures. Kendra avait peur. Peur de ne pas avoir réussi. Peur de devoir prendre ses affaires. Peur de partir. Sa respiration se faisait irrégulière, et ses mains commencèrent à trembler légèrement. Une situation insoutenable, quoi. Enfin, le patron sortit de son espèce de comas et prit la parole, d'une vois grave et assurée. Impossible de savoir si c'était positif ou pas.

- Mh. Vous êtes sûre qu'on ait l'exclusivité?
- Ah oui, absolument! Et même si quelques photos de paparazzis sont sorties, personne ne sait pourquoi ils étaient en Espagne. Il faut juste se dépêcher. Annonça la brune.
- Bon, très bien. Cet article est vraiment bon. Je suppose que le sujet des TH y est pour quelque chose. Enfin, je veux dire, la passion, plutôt. Parce que vous êtes une très bonne journaliste.
- Merci.
- Vous gardez votre place, Kendra! Je ne sais même pas si le journaliste aurait pu survivre à votre absence.
- Il ne faut pas exagérer... Mais je vous remercie, sincèrement! Je ne voyais pas du tout partir d'ici!
- Et bien comme çà, le problème est réglé. L'article sera publié en fin de semaine.
- Merci, merci! Au revoir!
- A demain, Kendra. Répondit le directeur en serrant la main de la demoiselle.

Contente, la brune quitta le bureau puis alla dans celui de Jimi. Après quelques minutes d'attente, ensemble, ils partirent faire les courses. Le jeune homme prit le temps de lui raconter tout ce qu'elle avait manqué dans le journal, puis raconta aussi sa vie. Kendra fit de même pour l'Espagne.

- Et avec ce Roberto? Questionna Jimi, avide de curiosité.
- Quelques trucs mais pas l'acte en lui-même...
- Putain! Comment çà se fait? Il avait l'air pas mal du tout.
- Ouais, carrément, mais c'était une connerie, je pense. Passe-moi le sachet de raisins s'il te plaît.
- Tiens. Pfff! J'suis sûre que c'est à cause de Tom!
- Euh... Pas vraiment... Répondit-elle en esquivant le regard de son ami.
- C'est çà oui, et moi j'suis puceau!
- Allez, ta gueule! Lâcha la demoiselle en riant.

Les deux amis allèrent dans le rayon des céréales et y croisèrent Tom. Le dreadeux les remarqua bien vite et passa à côté d'eux, en lançant des regards méchants et méprisants. D'aussi loin qu'elle se souvienne, Kendra n'avait jamais vu les yeux de Tom aussi ... noirs.

- Kendra. Dit ce dernier.
- Tom.

Puis, chacun continua sa route à l'opposé de l'autre. Jimi se questionna un instant puis demanda à son amie des explications.

- Je suppose que tu ne m'as pas tout raconté d'Espagne.
- Beeen, si! Pourquoi?
- J'ai dû louper un truc avec Tom, alors. C'était plutôt tendu, hein!
- C'est lui, je ne le comprends pas. Enfin bon, ce n'est pas grave. Ca va s'arranger, comme d'habitude. Décréta la brune.
- Bon. Si tu le dis. Enfin, je pense que çà doit être avec Roberto, va!
- N'importe quoi. Allez, on va à la caisse.

ELLIPSE

- Alors, ce gratin de pâtes? Demanda Kendra à Jimi
- Ah, il est super bon! Je te félicite!
- Merci! Enfin, ce n'est pas très dur, en même temps! Bon et sinon, çà donne quoi avec Clara?
- On a rompu! Elle me saoulait, tu ne peux pas t'imaginer! Toujours sur mon dos alors que çà faisait seulement 3mois qu'on était ensemble, t'sais. Super chiante, quoi!
- Elle rit. C'est qu'elle savait que tu étais trop beau! Répondit la demoiselle, amusée.
- Allez, je le prends comme un compliment ma petite!
- Oh mais c'en est un très cher! Bon, je vais aller me doucher si çà ne te dérange pas?
- Vas-y fais-toi plaisir, t'es chez toi, hein! Je vais aller voir mes mails, çà se trouve, elle est bourrée de messages de mon ex-petite amie!
- Tu feras bien de vérifier alors, on ne sait jamais! J'me dépêche t'inquiète, fais comme chez toi.

Kendra partit donc sa salle de bains et fit couler l'eau tout en se déshabillant. Alors que la brune laissait, à présent, son après-shampooing reposait quelques minutes, elle pensa à Jimi. Elle pourrait lui dire, à lui, ce qu'il se passait réellement. C'est vrai, quoi, c'était un de ses meilleurs amis et il pouvait tout entendre et comprendre. Il était également très intelligent et était toujours présent en cas de besoin. Donc oui, vraiment, il pouvait être au courant et en même temps, lui avouer lui ôterait un poids conséquent. Pendant qu'elle se rinçait sa mixture sur la tête, elle eut une illumination: LE PAPIER D'HOPITAL EST SUR SON MEUBLE-BAS DANS LE SALON !!!! Alors, prise d'une pulsion rapide, violente et presque sauvage, la demoiselle sortit de son bain, enfila un peignoir et courut à son salon. C'est alors qu'elle vit son ami, un papier blanc à la main, les yeux larmoyants et un air inquiet sur le visage. Il tourna rapidement la tête vers Kendra, et la contempla d'une mine grave et dramatique.

- Je crois que tu as des choses à me dire, Kendra. Annonça-t-il simplement, une pointe de panique dans la voix.

Et c'est à cet instant, que la brune sentit le sol s'ouvrir à ses pieds. C'est à cet instant, qu'elle prit tous ses mensonges en pleine face. C'est à cet instant qu'elle se sentit vulnérable et prise au piège. Elle savait qu'elle devait tout raconter, tout détailler. Et pourtant, elle hésitait encore. C'était comme un engrenage, une fois que la jeune fille goûtait au mensonge, elle ne pouvait plus s'y détacher. C'était sa carapace, mentir, faire face devant tout le monde alors qu'elle cachait un terrible secret. Kendra s'approcha de lui, lui enleva le papier blanc de ses mains, désormais tremblantes puis, elle dit « Ce n'est rien » d'une voix si plate et tellement peu habituelle qu'elle se surprit elle-même. Cependant, Jimi ne tomba pas dans le panneau et implora la jeune fille de tout avouer. Ce qu'elle dut se résoudre à faire, à contre c½ur.

Déborah

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Mdrrrr, tout ce temps pour CA. DESOLEE! Enfin, ce n'était pas très facile pour moi ces derniers mois et de ce fait, écrire me passer bien au-dessus de la tête. Je n'ai pas très envie de rentrer dans les détails, c'est ma vie privée. BREF. J'ai bien avancé dans le chapitre suivant et je pense sincérement qu'il reste au maximum 5chapitres avant la fin. Bon, sinon, j'espère que vous allez bien et que vous viendrez me lire après toute cette longue absence! Je passe en Première L, l'an prochain et vous, vous avez la fillière que vous désirez? Le BAC s'est bien passé, aussi? Je vous embrasse, fort fort fort. Et je m'excuse encore et toujours! Bonnes vacances.
Chapitre 17.

# Online seit Sonntag, 17. Mai, 2009 um 06:16

Geändert am Donnerstag, 30. Juli, 2009 um 11:48

Chapitre 18.

Chapitre 18.

___Kendra avait tout avoué à son ami, Jimi. Tout d'abord, il avait mal pris le fait de ne pas avoir été mis au courant tout de suite. Puis, au fur et à mesure de son histoire, il avait réalisé que son amie ne voulait rien laisser paraître pour ne pas être «mise à part ». Enfin, quand la brune entama le passage avec Tom, c'était tout simplement incroyable. Parce que Kendra avait pensé à tellement de choses, qui ne lui avait même pas sauté aux yeux, qu'il avait maintenant de la peine pour Tom. Tout comme à Kendra, bien sur. Néanmoins, Jimi était resté convaincu que tout dire était la meilleure des solutions mais il était malheureusement impossible de raisonner la demoiselle. Une fois que toute cette histoire fut dite, ils allèrent tous les deux chez le médecin de Kendra pour être sur que le virus ne s'était pas déclaré. C'était le cas! Une petite liberté avant la prochaine visite.

Concernant les garçons, Kendra avait passé plusieurs soirées avec eux, depuis l'Espagne. Tom avait mis du temps avant de s'excuser. Cependant, un soir, environ deux semaines après leur voyage –c'était leur plus longue engueulade-, il était venu chez la jolie brune. Après avoir longuement discuté, ils s'étaient enfin réconciliés. Il fallait en plus, préciser que çà leur avait fait un bien fou de sentir leurs bras autour de leur corps, qu'ils avaient passé la nuit ensemble. En tout bien tout honneur, comme deux meilleurs amis qu'ils s'étaient jurés de rester. Même si çà leur arracher le c½ur! Avec les trois autres, c'était toujours une amitié éternelle et à toute épreuve.

Enfin, Kendra avait revu Sophie qui lui avait remonté le moral avant sa réconciliation avec le guitariste. Elles avaient également parlé de Kendra, de l'Espagne et tout ce qu'il s'en suivit. Cela avait été un excellent moment, comme toujours. Son article sur les TH, avait également très bien marché. Tellement bien, que les ventes de ce numéro avaient augmenté de 51,8%. Une belle victoire pour Kendra, qui était sûre de garder son emploi dans son journal préféré. Du côté de Paris, toujours la même histoire: elles ne se parlaient plus et, d'après la brune, c'était donc très bien comme çà. Il valait mieux être seule que mal accompagnée.

C'était un 13septembre qui débutait ce jour-là. Et ce soir, c'était l'anniversaire des jumeaux et de Gustav. Ca allait être une soirée de malade! Kendra était en train de se préparer, Sophie ne devait plus tarder à arriver. La brune avait opté pour une robe rose fuchsia, courte avec des volants qui coupait la robe de travers, avec des escarpins de couleur noire. Simple, mais efficace. Alors qu'elle se donnait un dernier coup de crayon, son amie arriva sans annoncer son entrée.

- J'AI DE LA VODKAAAAAAAAAAA !

Finalement, Sophie avait annoncé son entrée. Elles rirent un instant, imaginant le déroulement de cette soirée d'anniversaire. Gustav fêtait ses 24ans alors que les jumeaux allaient sur leurs 23 printemps. C'est vers 20h15 qu'elles allèrent chez les garçons. Dés leur arrivée, elles s'étaient imprégnées de l'ambiance. Tout l'alcool était exposé sur la table du salon, poussée contre le mur pour faire davantage de place pour danser. Kendra ne savait pas le nombre d'invités il devait y avoir, mais il y avait déjà pas mal de monde présent. Elles posèrent leur veste dans le placard prévu à cet effet, puis déposèrent les choses demandées par les garçons pour ce soir dans le salon. Kendra fit quelques bises aux personnes qu'elles connaissaient déjà, comme David ou encore Andreas. Gustav vint à leur encontre, Georg les gratifia d'un sourire puisqu'il parlait avec son vieil ami bassiste.

- Ah, t'es trop beau, Gusti! Ca te va super bien la veste de costume, tu sais! S'enthousiasma Kendra.
- C'est gentil. Je dois te dire que la robe rose te met en valeur. Tout comme ta robe noire te met toute en beauté, Sophie.
- (rires) T'es con! Lui répondit l'amie de Kendra.
- Bref, vous voulez boire un truc?
- Vodka-Orange!
- Pareil pour moi.
- Je vous ramène çà! Dit le batteur.

Alors que Gustav partit chercher à boire, Kendra balaya des yeux la pièce. Aucun des jumeaux n'était là, c'était bizarre. Cependant, elle remarqua un homme blond qui scrutait dans la direction de sa meilleure amie. En se retournant, elle constata que sa copine l'avait aussi remarqué.

- Il est pas mal.
- Oui, je trouve aussi! Enchaîna Sophie.
- Allez, va le voir! Tu en crèves d'envie ma petite.
- Non non, il viendra lui-même! Si dans une heure il n'est pas venu, je passe à un autre!
- (rires) Ok! Ah ben tiens, il n'aura même pas attendu une heure... Je te laisse poulette! Acheva la brune, en se décalant vers le bar.

Sophie lui fit un clin d'½il, puis entama la conversation avec sa proie de la soirée. Ensuite, Gustav arriva avec deux vodka-orange dans les mains. Kendra s'en empara d'une.

- Ben, elle est où Sophie?
- Elle a une nouvelle proie, derrière toi.
- (rires) Ca ne m'étonne même pas, tiens!
- Effectivement. Ils sont où les jumeaux, au fait?
- Bill donne quelques détails à sa tenue pour être parfait, et Tom est remonté parce qu'il était au téléphone. Informa-t-il.
- Bon, je vais monter alors!
- Je fais quoi de la vodka, moi?
- J'te l'offre! C'est mon cadeau d'anniversaire! Profites-en!
- T'es trop aimable, j'me suis moi-même fait mon cadeau!
- Je sais! Ne m'en veux pas, c'est l'intention qui compte comme on dit! Répondit-elle en partant vers les escaliers.

Kendra entendit Gustav s'esclaffer, puis elle croisa Bill dans les escaliers.

- Ah ben çà va, tu t'en sors pas trop mal. On ne dirait pas que t'es moche en vrai, en fait!
- Merci Kendra, çà me touche énormément! J'avoue que tu es passable dans cette robe fade.
- Ah t'es trop mignon! Ca me fait plaisir ce que tu me dis là! Mercii Billouuuu!
- Pfff, t'es vraiment pas nette t'sais ma poule! Continua l'androgyne.
- Je sais mon petit. Bon mec, t'as des invités en bas, il faut assurer!
- Ben j'y vais là, maintenant que j'suis pas trop mal! Vas speeder Tom un peu, il est avec notre mère au téléphone, elle n'est pas prête de le lâcher!
- (rires) Ok, ben j'y allais! A plus tard beau gosse! Acheva la demoiselle.

Bill rit légèrement, puis la salua aussi. Enfin, la brune arriva devant la chambre de Tom. Celle-ci le trouva devant son miroir, en train de s'admirer. C'est Tom, quoi.

- T'étais pas censé être au téléphone, Tom?
- Ah, salut Kendra! Répondit Tom en prenant la jeune femme dans ses bras. J'viens de raccrocher, j'regardais si j'étais présentable!
- Bon ben çà va, t'es présentable.
- Je le prends comme un compliment! Ah, t'as déjà commencé à boire! Constata-t-il.
- Ca fait maintenant 15minutes que je suis là, donc ouais, il fallait bien! Haaaaaan! T'as accroché ma photo devant la Tour Eiffel! C'est trop mignon!!!!
- Eh ouais! T'es très jolie dessus, tu portes un joli tee-shirt, aussi! Répondit-il, amusé.
- J'avoue qu'il est plutôt pas mal!
- T'es magnifique aussi, ce soir.
- Merci! Bon, on descend?

ELLIPSE: Vendredi 19 septembre.

Cette semaine était consacrée au boulot. Kendra avait pas mal d'articles à écrire et couvrait donc pas mal d'événements en Allemagne. En cette fin de journée, elle bouclait un reportage sur l'ouverture d'un nouveau magasin dans le centre. La brune était une journaliste multifonctions, si on pouvait dire cela ainsi. Elle pouvait écrire sur la musique, à un acte de fait divers en passant par l'inauguration de n'importe quoi. C'était pour cela qu'elle était indispensable au journal. La demoiselle se gratta la cheville droite, puis se remit ensuite au travail. Une fois son sujet complètement traité, Kendra passa par le bureau du directeur pour avoir son approbation.

- Comme toujours, j'adore votre travail. Cet article paraîtra dans le prochain numéro, bien entendu. Affirma le directeur, souriant.
- Merci.
- Vous êtes une excellente journaliste et je ne regrette pas de vous avoir boosté avec l'histoire des groupies!
- C'était quand même un peu difficile à gérer, tout çà. Mais j'ai pondu un bon article, apparemment, alors on va dire que je suis contente de toute cette histoire. Même si j'ai vraiment eu peur de perdre mon boulot!
- C'est normal. Vous pouvez y aller, maintenant. A lundi, Kendra.
- Bon week-end! Répondit la brune.
- Oh mon dieu, j'ai failli oublier! J'ai quelque chose d'important à vous dire.
- Oui?
- Que diriez-vous d'aller couvrir les Killerpilze en concert à Paris et les interviewer alors qu'ils seront en promo là-bas?
- Ben, je dis oui, quelle question! Je serai très heureuse de retourner en France, bien sûr! S'extasia Kendra, à l'idée de retourner dans la capitale française.
- Alors, le départ se fait dimanche en début d'après-midi, à 15h. Tenez, toutes les recommandations sont dessus. Carte blanche pour les questions, du moment que çà soit pertinent et intéressant.

Le patron lui tendit un petit dossier qu'elle ouvrit sur le champ. Il y avait une feuille avec le nom de l'hôtel et sa chambre qui étaient réservés. Une autre feuille, avec le modèle de la voiture de location pour ces quelques jours à Paris. Enfin, un billet d'avion à destination de Paris et un deuxième à destination d'Hambourg. Ses yeux brillèrent d'excitation.

- Merci, vraiment. J'avais qu'une hâte, retourner à Paris! Et puis, c'est un bon sujet, enfin j'adore écrire avec la musique. Merci beaucoup!
- Je sais bien, je ne fais pas mes choix n'importe comment. Je compte sur vous. A mercredi! Acheva le directeur.

Excitée, Kendra repartit vers son bureau pour récupérer toutes ses affaires et quitta enfin l'établissement pour retourner chez elle. Quoique. Il était 17h30 et les garçons lui avaient dit qu'ils l'invitaient au restaurant pour son anniversaire, samedi soir. Bien que le jour exact soit lundi. En plus, elle allait à Paris pour quelques jours! Donc sa garde-robe ne demandait qu'à être un peu renouvelée... Direction: le centre-ville!

ELLIPSE : Samedi soir, 20h48.

Kendra décida de mettre un slim brut troué, qui mettait en valeur ses fesses musclées, avec des ballerines noires et roses léopardées et vernies Jimmy Choo, dénichées lors de sa dernière sortie shopping et qui lui avait coûtées un max. Elle opta pour un tee-shirt rose, assorti à ses chaussures, un peu transparent, un peu large et qui mettait, non pas un peu, mais carrément, sa poitrine en valeur, avec un blazer noir retroussé et quelques bijoux. Finalement, elle se résigna à lisser ses cheveux longs ce qui la mit en retard. Mais bon, pour une fois que c'était elle et non les garçons. Quoique. Ils étaient censés être là pour 20h30. Elle soupira. Soudain, une sonnerie l'interrompit de ses rêveries et Kendra se rua vers sa porte d'entrée, pour finalement ouvrir et tomber sur Georg. Un câlin.

- Je sais, je suis en retard!! Mais ce n'est pas ma faute, ce sont mes cheveux! Je ne savais pas quelle coiffure me faire, mais j'ai bientôt fini. Tiens, tu ne veux pas finir mon lissage, ou pourra discuter??
- Tu es irrécupérable, mais va pour le lissage. Je vais t'arranger tout çà! Sourit-il.
- Hiii, merci pour Georgychou.
- Georg quoi?! Arrête çà de suite, c'est trop naze!
- Roh, tu es nul! Répondit Kendra en allant vers sa salle de bains, suivie de Georg.

Georg s'empara du lisseur et prit délicatement une mèche de cheveux de son amie.

- Eh mais au fait! Ils sont où les autres?!
- Ben... Gustav et Tom sont en train de presser Bill pour qu'il finisse de s'habiller. Donc, j'ai décidé de venir te chercher, histoire qu'on gagne du temps! Décréta-t-il.
- Et après c'est moi qui suis irrécupérable?! Non mais je te jure! Bon allez, dépêche-toi de me coiffer et je vais bouger son petit cul tout maigre à ce petit Billou.
- Ouuh, il doit déjà trembler! Voilà, j'ai fini. Ils n'ont pas besoin d'être lissés, tu les as bien lisses de nature!
- Je sais! Allez mon petit Georg, ne m'envie pas pour si peu. Ils sont très bien tes cheveux! Se moqua la brune.
- Nananananère. Je ne sais pas ce que tu as ce soir, mais tu es toute excitée, encore plus que d'habitude, çà fait peur!
- Ah, c'est mon anniversaire, c'est pour çà!
- Ca doit être çà, va. Allez, bouge ton petit cul musclé de salope, maintenant!
- Oh! Je ne te permets pas! S'offusqua la demoiselle en rigolant.

C'est ainsi qu'ils partirent vers chez les garçons, tout en se taquinant. Le temps était doux, comme au mois de septembre. Kendra adorait cette température fraîche, mais pas trop. C'était exactement parfait. Une légère brise qui faisait voleter ses cheveux, ceux de Georg par la même occasion. Elle soupira de bien-être. Ils arrivèrent rapidement chez le groupe et montèrent les escaliers du perron. Aucun bruit ne se faisait entendre et les lumières étaient éteintes.

- C'est glauque quand c'est tout silencieux. Déclara Kendra.
- Les gars doivent avoir fini, va! Répondit Georg, en laissant passer son amie devant lui. Après toi!
- Oh, quel honneur!

Kendra ouvrit donc la porte et s'aventura doucement dans l'entrée de la maison. Ce silence était pesant et ne présageait rien de bon, selon elle. Cependant, elle s'enfonça un peu plus dans le salon.

- Vous êtes où les bouffons? Cria la demoiselle.

Soudain, les lumières du salon s'allumèrent pour mettre en évidence tout un groupe de personnes. C'étaient ses amis. C'étaient les amis de Kendra. Ils crièrent à l'unisson, avec un grand sourire aux lèvres et les mains levées.

- SURPRISE!

La brune sentit les larmes envahirent ses yeux, et se mordit légèrement la lèvre pour ne pas craquer. Il y avait tous ses amis, même ses amis français! Elle leur fit un sourire ému et regarda encore une fois l'ensemble de la pièce. Il y avait une banderole « Happy birthday » juste au-dessus de la table, poussée contre la fenêtre à sa droite, et dessus, se trouvaient ne montagne de cadeaux. Sur le bar, se dressaient diverses bouteilles d'alcool, et de gâteaux apéritifs. Britney Spears avec son tube « 3 » retentit soudain, et les larmes menacèrent encore une fois. Les invités se pressèrent pour la prendre dans leurs bras et l'embrassaient tout en souhaitant un bon anniversaire. C'était une magnifique surprise et Kendra décida d'aller câliner les garçons pour les remercier. Heureusement, ils étaient rassemblés et la surveillaient, émus. Une fois devant Tom, ce dernier l'embrassa rapidement et la brune écarquilla les yeux en grand. Les garçons souriaient, amusés par cette situation.

- Pourquoi tu as fait çà?!
- Je ne sais pas, dans le feu de l'action. Répondit spontanément le guitariste.
- Euh... Ben tu arrêtes, maintenant. J'ai besoin de vodka, please.
- Tout de suite, ma belle! Décréta Benjamin, son ami français arrivé derrière elle.
- Oh mon dieu, je ne t'avais pas vu! Comme tu t'es embelli! S'enthousiasma cette dernière.
- Il faut ce qu'il faut! Tiens, voilà ta vodka.
- Merci! On se voit plus tard les mecs. Merci, merci pour tout. Vous êtes les meilleurs!

Kendra et Benjamin partirent un peu plus loin, en discutant. Les garçons vaquèrent à leur occupation et la demoiselle était résolue à se bourrer la gueule pour son anniversaire avec tous ses amis. Et surtout pour oublier ce « baiser accident » de Tom, à l'instant. Ou pour oublier le plaisir qu'elle avait ressenti, même si elle ne voulait pas le reconnaître. Cependant, le guitariste, quant à lui, épiait secrètement Kendra, avec un ½il noir sur ce fameux Benjamin. Ca allait être une soirée riche en émotions...

Déborah.
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Ouahou! JE PUBLIE. Impressionant, n'est-ce pas? (Soupir) Enfin. Il n'est pas terrible, quoi. Mais j'ai pas mal d'idée pour le chapitre suivant, je sens que je vais bien me marrer à l'écrire :D. Bref bref, je pense que la fiction va bientôt se finir, genre dans 3/4 chapitres. Je sais, çà fait déjà longtemps que je vous dis çà mais çà se précise dans ma tête xD. Sinon, pour mon OS, je ne pense pas reprendre l'écriture maintenant, je me consacre à cette fiction, déjà. Je ne sais même pas si je reprendrai l'écriture un jour LOL. Après l'aventure de Kendra, je ne pense pas refaire une fiction, mais seulement des OS dans un blog spécial. Voilà voilà.

Enfin, j'espère que la rentrée n'était pas trop dure et que vous reprenez vite le rythme! Et puis, comment vous trouvez Humanoid? Vous l'avez acheté? Vous allez voir les TH en concert, et dans quelle ville? Pour moi, c'est le Luxembourg et sûrement Paris vu qu'ils ne viennent pas dans l'Est (ce qui m'a drôlement énervée, d'ailleurs!) BREF. J'arrête de raconter ma vie :D. See you soon, Girls! I'M BACK :D

Chapitre 18.

# Online seit Samstag, 05. September, 2009 um 08:25

Geändert am Dienstag, 27. Oktober, 2009 um 06:29

Chapitre 19.

Chapitre 19:


POUR FACILITER MON INSPIRATION, CE CHAPITRE EST A LA PREMIERE PERSONNE! (J'explique pourquoi, à la fin.)

___J'étais dans un état pitoyable. Mes cheveux se collaient à mes joues, je les devinais plus très lisses et plus très brillants, j'avais toujours des verres dans la main et un liquide dans la bouche. Je dansais pieds nus sur les tables et je riais à gorge déployée. Fort heureusement, en début de soirée, j'avais eu la brillante idée de mettre mes ballerines dans la chambre de Gustav, en sécurité. Il était clair que je profitais de la soirée au maximum puisque mon gâteau était déjà passé et mes cadeaux, tous plus rigolos et touchants les uns des autres, déballés, et en sureté aussi. J'avouais que je m'étais réservée jusqu'alors pour me souvenir de mes bougies. J'avais 23 ans, maintenant! Et plus tous mes esprits. M'enfin, j'avais 23ans! Alors que Sexy bitch se diffusait dans toute la maison, je remplissais mon verre de vodka et partis me déhancher grossièrement sur la piste. J'étais, oui, pathétique mais j'aimais çà. Cependant, un peu plus tard dans la soirée, je sentis ma tête tourner un peu trop et je me sentis tomber au sol alors que je dansais proche de... Ben je ne sais plus qui. Ce dernier m'a posée sur le canapé où il me força à me reposer. Avec un éclair de lucidité, je consentis à lui obéir, qui que ce fut. Je regardais ma montre et il était seulement 1h30, donc oui, il fallait que je me calme pour durer toute la nuit. C'est aux alentours de 2h15 que je vis Jimi s'installer à côté de moi, dans un piteux état contrairement à moi qui reprenais petit à petit mes esprits, même si mon cerveau demeurait toujours un peu dans le brouillard.

- Tu as vu Tom? Non, parce que moi, à ta place, çà me ferait chier!
- De quoi tu parles, Jimi?
- Je le trouve trop proche d'une fille. En plus, elle n'est pas très jolie.
- Et alors? Répondis-je, en riant.
- Ben les voilà, tiens tu verras par toi-même. M'enfin moi je dis çà, je dis... On dit quoi après déjà?
- Moi je dis çà, je dis rien! Tu ferais bien de te reposer, je crois!

Jimi marmonna des choses inaudibles et embrouillées, surement contre moi, pendant que je me retournais vers la piste pour regarder Tom et cette fille. Cette fille qui était d'ailleurs une voisine de la rue, avec qui je m'étais toujours bien entendue. J'haussais les épaules, ce n'était pas mes affaires. Complètement contradictoire à ma pensée, mes yeux ne cessaient de fixer cette scène: Kate qui se rapprochait de Tom et qui ne reculait pas. Je sentis mon ventre se retourner et un haut-le-c½ur. Jimi, fixant la même chose que moi, me regarda avec un regard flou.

- Tu veux ma bouteille de vodka, p'têtre? Me demanda-t-il avec une voix pâteuse.
- S'il te plaît.

Je m'emparais du récipient et y bus directement. Pendant que le liquide me brûlait la trachée, mon ami me dit le plus simplement du monde:

- Tu n'as qu'à aller la chercher et on discutera tous ensemble!
- Elle est avec Tom, là. Elle ne viendra pas pour nos beaux yeux. Annonçais-je, en reprenant une autre gorgée d'alcool.
- Fais-lui croire que je suis intéressé!

Je me retournais, soudainement intéressée. Ce n'était pas une si mauvaise idée. Je le scrutais rapidement, convaincue des qualités de mon ami. Résolue, je me levais et embrassais Jimi sur la joue.

- T'as de bonnes idées en étant bourré! J'suis impressionnée, putain.

Jimi rigola un peu trop fortement pour paraître dans son état normal, m'enfin qu'importait! Il m'avait donné une solution et je n'avais que çà. Je traversais le salon et me pointais devant l'espèce de couple d'une soirée.

- Salut Kate! Je ne t'ai pas beaucoup vue, ce soir!
- J'ai pas mal discuté, avec Tom, en fait.
- Ah, il discute? –Je ris nerveusement- Vous ne vous voyez pas assez les journées? Demandais-je, avec un grand sourire faux-cul.

De loin, j'entendis rire Jimi. Tom me regardait suspicieusement.

- Euh... Si, bien sûr. –Elle rit, mal à l'aise, ce qui ne fit qu'agrandir mon sourire.- Enfin, on s'est croisé et nous voilà, maintenant.
- Cool. J'ai tellement de choses à te raconter, Kate! Ca fait longtemps qu'on se s'est pas parlé, tu ne trouves pas?
- C'est clair. Tu veux qu'on s'installe, là? Tu as l'air de meilleur état.
- Tu es mignonne! -Je sentais mon sang ne faire qu'un tour; je la détestais désormais.- J'allais te le proposer, viens sur le canapé, il y a de la place.

Kate passa devant moi et je souris à Tom et murmurais un « Désolée », qui le laissa perplexe. Je devinais qu'il ne savait pas comment le prendre. Une fois installées, je fus ravie de voir que Jimi faisait lui-même la conversation et que Kate semblait pour le moins intéressée. Je pensais tout de même à Tom, qui fallait avouer, m'avait démontré involontairement, mon attirance envers lui. Mon amour? Je secouais la tête, je n'avais pas besoin de penser à çà, en cet instant. Je m'emparais une fois de plus la bouteille de mon ami, buvant raisonnablement cette fois-ci, pendant que la musique résonnait dans mes oreilles pour mon plus grand plaisir. Cette soirée se déroulait bien. Soudainement, Jimi me donna un coup de coude et je remarquais que Tom se dirigeait vers la cuisine. L'alcool me donna une adrénaline inconnue et en regardant la bouteille dans ma main droite, je compris que j'avais quand même 3/4 de celle-ci. Donc, grâce au liquide dans mon sang, je fus prise d'une pulsion et partis vers le même endroit que celui-ci, en perdant plusieurs fois l'équilibre. Il était baissé devant le frigo, cherchant une bière et je m'installais sur le congélateur, derrière lui, sans qu'il m'entende. Rapidement, il se retourna et m'aperçut.

- Je ne t'avais pas entendu.
- Je sais.
- Ca ne va pas?
- C'était quoi ton truc avec Kate?
- Ben rien de spécial, pourquoi?
- Si, il y avait quelque chose. Ne me mens pas.

Tom rigola et s'approcha de moi. Il posa ses mains de chaque côté de mes jambes et me regarda fixement dans les yeux. Il souleva un sourcil et fit un sourire, comme il en a le secret. Je me sentis fondre sur place et l'alcool tapait trop fortement dans mes veines. Je n'allais pas tenir.

- Serait-ce de la jalousie?

Prise d'un désir incontrôlable et d'une passion dévorante, je l'embrassais de mon plein gré. Mes mains passèrent dans sa nuque et je le rapprochais davantage de moi, tout en passant ma langue dans sa bouche. Il entoura ma taille de ses mains et nos langues tournoyaient entre elles. Ce baiser dura plusieurs minutes et nous nous détachâmes, avec regret. Il me fixa, surpris mais content.

- Pourquoi tu as fait çà?
- J'en avais vraiment, vraiment trop envie.
- Tu sais de quoi j'ai envie, maintenant?
- Euh...
- De toi. J'ai vraiment, vraiment très envie de toi.

Je m'entendis rire bêtement, d'une voix aigue que je haïssais et qui montrais mon excitation. Je n'eus pas eu le temps de répondre, que mon corps fut collé contre le réfrigérateur. Je lui volais un baiser et mordillais son oreille qui le fit gémir de plaisir. Je souris et passais mes mains sous son tee-shirt qui ne demandait qu'à être ôter. Cependant, il stoppa ma main et se recula d'un pain.

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Lâcha-t-il.
- Qui peut dire ce qui est bon ou pas?

Je ne lui laissais pas de temps pour répondre et embrassais sa nuque et la léchais sensuellement à plusieurs endroits. Il gémit de nouveau et sa main passa sous mon débardeur. Je gémis à mon tour. Il me mordit violemment la lèvre inférieure et je fermais les yeux.

- Je suppose que tu as raison.

Tom prit l'initiative de me soulever et j'entourais sa taille de mes jambes alors qu'il m'emmenait dans sa chambre, tout en lui embrassant le visage ce qui le déconcentrait dans sa route mais qui me faisait bien rigoler. Une fois arrivés à destination, je sentis mes pieds retoucher le sol et la main de Tom qui me caressait la joue et passait dans mes cheveux. Je parsemais sa main de petits baisers tout en fermant les yeux, voulant profiter de ce moment et ignorant mon mal de crâne qui grandissait. Nous nous approchâmes encore plus et nos bouches se collèrent encore et encore. Mon débardeur tomba rapidement au sol, rejoint par la casquette et le tee-shirt du guitariste. L'excitation montait de plus en plus et prenait l'entière possession de nos corps. Je m'assis sur sa commode puisque je n'avais plus envie d'être debout. Tom, quant à lui, s'approcha de moi et embrassa mon décolleté de baisers et le recouvrait également de coups de langue; je me sentis partir. Il me fallait tellement peu de choses de sa part pour me sentir bien. Il m'ôta mon soutien-gorge délicatement et sa bouche retrouva ma poitrine. J'en profitais pour déboucler sa ceinture et son baggy tomba au sol. Il s'en dégagea en donnant de petits coups de pieds dans le vide et je constatais qu'il était toujours aussi bien monté, ce qui me fit légèrement sourire. Ma tête et mon buste partirent en arrière, ce qu'il lui offrait encore mieux mes seins et mon ventre. Je gémissais encore de plaisir, et je fermais les yeux alors qu'il suçotait un de mes tétons. Je sentis ses mains ouvrir la braguette de mon slim et soudain, j'entendis Lady Marmelade qui résonnait dans le salon. L'alcool circulant encore dans mon organisme, me fit avoir une idée.

Avec beaucoup de difficultés, je repoussais doucement Tom, avant qu'il ne m'enlève mon pantalon, et me mis debout sur sa commande. Je me lançais dans une espèce de danse érotique, mélangée d'un strip-tease et j'espérais ne plus me souvenir de cet épisode le lendemain matin. Pour Tom, ce n'était pas désagréable, au contraire, je vis son membre se dresser petit à petit et c'est ce qu'il me poussa à continuer. Je descendis du meuble, pour pouvoir déhancher mes fesses contre le sexe de mon cher ami. Oui, j'étais vraiment déchaînée, ne pensais à rien et tout cela ne me ressemblait pas. Son corps dansa avec le mien, et sa main m'ouvrit ma braguette de jean. Je me décollai de lui et lui sourit perversement tout en continuant mes mouvement de danses sensuels. Je m'enlevais moi-même mon dernier vêtement et Tom sourit à son tour perversement. Je fonçais sur lui pour l'embrasser fougueusement, poussée par une adrénaline inconnue. Je le collais contre le mur, toujours scotchés par un lien buccal solide. Mes mains parcoururent son corps légèrement musclé, puis enfin ma bouche fit de même. Je mordillais son téton, et léchais son torse tout en me baissant aussi. J'arrivais à son boxer et mes dents se chargèrent de l'enlever et j'entendis le guitariste soupirer de plaisir. Je pris sa verge déjà bien gonflée dans ma bouche; il poussa, cette fois-ci, un petit cri. J'allais drôlement lentement et je le senti grogner. Donc, Tom passa sa main derrière ma tête pour me montrer la vitesse à suivre.

- Kendra, putain. Oh mon dieu.

Je souris et me relevai. Tom me saisit le visage entre ses mains et il m'embrassa sauvagement, tout en me collant contre lui. Enfin, il m'allongea délicatement sur son lit et se mit à califourchon sur moi. Le dreadeux me fit un clin d'½il et sa bouche descendit vers mon boxer. D'un seul coup, je ressentis mon dernier vêtement à mes pieds et Tom se fit un plaisir de le jeter à côté du lit. Il me suréleva légèrement mes jambes et sa langue s'occupa de mon entre-jambes. Je fermais les yeux sous le coup du plaisir. L'envie était plus que présente et mon corps tremblait de plaisir. Le membre de sa bouche s'enfonça davantage à l'intérieur de moi, et mes orteils se recroquevillèrent dans le drap alors que je gémissais fortement. Personne ne pouvait nous entendre, la musique était à fond et ils étaient tous dans un état pitoyable. Tom releva sa tête, me sourit et me vola un baiser. Puis un autre. Enfin un troisième. Sans que je m'y attende, deux de ses doigts étaient en moi et je lâchais un faible cri de surprise mêlé au bien-être. Il fit quelques allers-retours et mon corps tremblait toujours autant d'envie.

- Tom, vas-y. Je n'en peux plus.

Obéissant, Tom enleva ses doigts et je ne pus me retenir de grimacer. Je le voulais en moi. Il rentra doucement à l'intérieur de moi et je m'entendis soupirer de soulagement tellement j'attendais çà depuis longtemps. Petit à petit, il accéléra la cadence et mon c½ur augmentait de rythme. Tom jouissait d'une façon si sexy, que j'en perdais la tête. Je ne me gênais pas pour gémir à mon aise et je ne me souvenais pas avoir poussé des braillements d'une telle intensité auparavant. Pendant que mon ventre se tordait, Tom ralentit d'un coup, voulant profiter de ce moment encore plus longtemps. Cependant, je n'arrivais pas à être d'accord avec lui. Je remuais mon bas-ventre pour lui montrer mon mécontentement et il augmenta d'un coup de vitesse. Il remonta à mon niveau et embrassa mon cou. Quelques minutes après, je l'entendis pousser son dernier cri de jouissance, près de mon épaule. Le plus sexy. Le plus fort. Le plus rauque. Il continua quelques mouvements et je criais à mon tour, terrassée par mon plaisir satisfait. Tom se mit à mon côté, tandis que je reprenais doucement mon rythme cardiaque normal, et lui aussi.

- Ouah. Lâcha-t-il.
- -Je riais légèrement- Ca t'a plu? Lui demandais-je en passant au-dessus de lui.

Il se releva un peu, et son dos était collé au mur. De ce fait, nos visages étaient face à face.

- Un peu (bisou) que çà (bisou) m'a plu (bisou). Depuis le temps que j'attendais çà...
- (sourire)

Un slow se diffusait dans le salon, la soirée touchait donc à sa fin. Je regardais le radio-réveil qui indiquait 4h45 du matin. C'était passé à une vitesse folle! Je n'en revenais pas.

- Tu as passé une bonne soirée?
- Un des meilleurs anniversaires de ma vie!
- J'espère que j'en suis pour quelque chose.
- C'est un secret. Répondis-je, en embrassant son cou.
- Arrête Kendra, ou je ne vais pas me retenir, encore.
- Qui te dit que ce n'est pas ce que je veux? Annonçais-je.

C'est fou comme l'alcool fait oublier ce que je m'étais interdit de faire.

ELLIPSE: LE LENDEMAIN

C'étaient les trombes de pluie qui me réveillèrent ce matin là et la pièce était éclairée par les quelques rayons du soleil. Je reconnus la chambre de Tom et vis 11h du matin. Je vis Tom endormi à mon côté et je ne pus me retenir de sourire, il était si mignon. Je m'y du temps à me souvenir de ma soirée, quand soudain je sentis que j'étais nue. Ce n'était pas possible, je n'avais pas pu faire çà. Je levai doucement la couette et vit Tom dans la même tenue que moi. Je sentis les larmes couler, je me dégoûtais. S'était-on au moins protégé? Mon c½ur tripla de cadence à cette question sans réponse. Je n'avais pas pu mettre sa vie en danger comme çà. Je ne me le pardonnerai jamais. Je rattrapai mon boxer et me mis à la recherche de toutes ma tenue, éparpillée dans la pièce. Des bribes de soirées me vinrent petit à petit, et les larmes ne cessèrent donc de couleur. J'avais fait n'importe quoi. Pour lui, comme pour moi. J'avais eu une réaction de gamine en devenant jalouse et surtout en buvant à tel point d'avoir couché avec Tom. Il fallait que je lutte contre ce putain de désir et j'en avais été incapable. J'aperçus un papier déchiré dans la poubelle: heureusement qu'il avait eu la décence d'esprit de mettre un préservatif. Mon c½ur se desserra un peu mais en me rappelant le plaisir que j'avais éprouvé avec le guitariste, il se resserra de plus belle et je sentis un puissant haut-le-c½ur m'envahir. Je n'étais qu'une conne et je me détestais au plus point, à présent. Une fois rhabillée, je me saisis de toutes mes affaires, qui étaient dans différentes pièces. La maison était dans un désordre immense, dire qu'ils avaient fait tout çà pour moi et que je n'étais même pas foutu de leur rendre. Je soupirai; j'étais une bien piètre amie. Je griffonais un « Merci! » sur un post-it, que je collai contre la porte d'entrée: aucun moyen qu'ils ne le manquent. Je m'empressai ensuite de rentrer chez moi, luttant contre ma nausée et laissant libre cours à mes gémissements. Je peinai à ouvrir ma porte d'entrée, je peinai à me déshabiller pour me laver, je peinai à vivre. Je n'arrêtais pas de trembler, je pleurai. J'avais peut-être contaminé Tom, et çà, c'était impardonnable. Je soupirai une nouvelle fois, mais rien ne disparut. Je fis ma valise, pris mes billets, mon dossiers, mon appareil photo. Je n'avais plus d'appétit et j'avais très mal à la tête. Je ne pris rien pour calmer ce mal, c'était ce que je méritais. 13h15. Je m'assis sur mon canapé, la tête lourde et les yeux explosés. J'avais arrêté de pleurer, mais mon corps était en proie à des spasmes d'une intensité remarquable. Soudain, ma sonnerie retentit. J'arrêtai aussitôt de respirer, et me dirigeai lentement vers celle-ci. Je n'avais aucune intention d'ouvrir, si jamais je devais tomber sur n'importe lequel des garçons. Je savais que je ne supporterai pas leur regard et encore moins leurs reproches et je n'avais pas encore la force d'annoncer ma maladie. Puis j'entendis des gémissements de derrière la porte, ce qui me surprit. La sonnerie résonna fortement et plusieurs fois.

- Merde Kendra, ouvre putain! Je sais que j'ai déconné mais putain, faut qu'on parle. C'est Sébastien!

J'ouvris la bouche, abasourdie. Surprise parce que je ne l'avais jamais entendu pleurer, s'excuser et ce n'était pas comme ci nous étions restés en bons termes. J'ouvris délicatement ma porte, et il s'enfonça dans mes bras, sans que je puisse faire quoique ce soit. Il avait des larmes qui coulaient sur ses joues, son tee-shirt était tout mouillé. Il n'était pas coiffé, ce qui était rarissime, et ses yeux ne possédaient pas l'étincelle de supériorité qu'ils avaient d'habitude. Quelque chose de grave s'était passé, mais je n'arrivais pas à savoir en quoi il pouvait avoir un lien avec moi. Je me dégageai rapidement de son étreinte.

- Qu'est-ce que tu me veux, Sébastien?
- Tu as pleuré?!
- Mais ce ne sont pas tes affaires, putain! Et en plus, il serait temps que tu t'inquiètes de mon sort.
- Je sais. Soupira-t-il.
- Pourquoi tu es là?
- Je suis désolé de ne pas t'avoir cru. C'est de ma faute ce qu'il t'arrive. Ce qu'il nous arrive.
- Tu parles de?
- Oui, Kendra. Je suis contaminé, le virus s'est déjà déclaré chez moi. Regarde comme j'ai maigri. Me coupa-t-il.

J'haussai les épaules, et je ne pus qu'acquiescer, c'était vrai qu'il avait drôlement maigri. Ce n'était plus le même homme duquel j'étais tombée folle amoureuse et je savais qu'il ne se repasserait plus rien. Je le fis s'asseoir sur mon canapé, et le priai à m'expliquer tout.

- Quand on s'est recroisés à l'hypermarché, j'ai fait le con. Je ne voulais pas admettre que j'avais déconné, que j'avais fait une grosse connerie. Alors je t'ai presque insultée et j'en suis désolé. Je sais très bien que tu ne m'as pas trompé, et que ce n'est pas de ta faute. Mais tu vois, j'ai flippé. J'ai flippé de c'que tu m'as dit, et t'peux pas m'en vouloir, hein? Je ne savais pas comment réagir et ... Puis j'suis qu'un con t'sais, j'y peux rien, j'suis comme çà tu sais.
- Je sais très bien. Répliquai-je sèchement.
- Quoiqu'il en soit, je me suis décidé à faire un test de dépistage. J'ai mis du temps à y aller, j'voulais pas m'avouer la vérité, parce que j'étais quasiment sur que tu avais raison. Donc environ deux semaines après, j'ai fait le test. Et puis bon, tu sais très bien que la réponse est longue. J'ai passé un temps d'attente horrible. J'ai quitté Agathe, je ne pouvais pas la mettre plus en danger et je lui ai tout expliqué et heureusement, elle a accepté de faire le test. J'ai reçu le résultat hier, positif. J'ai beaucoup réfléchi à si je devais venir te voir ou pas. Puis finalement, me voilà. Donc je te présente sincèrement mes excuses.
- Je suis navrée que çà se termine comme çà, mais bon, tu m'as trompée et çà, tu vois, je l'ai quand même en travers de la gorge. Néanmoins, je serai là. On pourra se voir, mais seulement en ce qui concerne la maladie, ni plus ni moins. On ne sera pas amis, je ne veux rien savoir de ta vie et tu ne sauras rien de la mienne. Je pense que j'aurais besoin de quelqu'un pour m'accompagner chez le médecin, genre. Donc autant que çà soit toi, je suppose.
- Merci, Kendra.
- Je dois partir à la gare, là. Je vais en France, pour un reportage. Tu pourrais m'y emmener, s'il te plaît? On discutera encore, si tu veux. Demandai-je, comme s'il y avait le choix.
- D'accord.

Je pris toutes mes affaires, je fermai la porte d'entrée et suivit Sébastien dans l'allée. Je tournai la tête vers la maison des garçons, ravalant mes larmes qui menaçaient de couler et je ne vis pas Tom qui me fixait partir avec Sébastien. Soudain, je sentis mon portable vibrer dans ma poche, c'était Tom. Me pinçant fortement la lèvre inférieure, je refusai l'appel et posai ma tête lourde de remords contre la vitre...

Le trajet fut long. J'étais enfin dans ma chambre d'hôtel. Il était 20h. La chambre était spacieuse, mais pas luxueuse. La pièce était principalement blanche et beige. Ma voiture de location était garée sur le parking. Tout était réglé, ou presque. Je ne pris pas la peine de défaire ma valise, laissant quelques affaires sur le dossier du canapé, prés de la fenêtre. Je me lavai rapidement et ne me coiffai pas non plus. J'en avais absolument rien à foutre. Je me couchai, sans manger parce que mon appétit avait disparu, mais j'avais pris un somnifère car malgré ma fatigue qui me bouffait, mes yeux étaient comme bloqués et ne voulaient pas se fermer. Cependant, je savais que mon c½ur, lui, n'allait pas se calmer aussi facilement.

ELLIPSE : LUNDI SOIR.

J'avais passé une journée intéressante, même si les trois quarts de mon être ne répondaient plus présents. Le matin, j'avais eu une interview et un photoshoot exclusifs avec Killerpilze. La séance photos s'était déroulée à merveille, une partie était dans leur chambre d'hôtel du Ritz et la seconde était près de l'arc de Triomphe. En effet, je trouvais que les photos devant la Tour Eiffel étaient du réchauffé, du trop vu et je devais me donner au maximum pour que le journal veuille encore de moi. Les garçons étaient toujours aussi marrants et ne se prenaient pas au sérieux même ce, avec le succès énorme qu'ils ont rencontrés. J'avais également sauté le repas du midi et je tenais avec le verre d'ice tea ingurgité ce matin. L'après-midi, je sentis les larmes revenir doucement et il fallait que je m'occupe. Les boutiques françaises demeuraient présentes pour çà, et je m'affairais à dénicher toutes sortes de trésors, tout en prenant soin de ne pas réfléchir et de faire abstraction de tous les appels manqués –ignorés-. A présent, il était 21h45 et je bossais la mise en forme de mon interview et je retouchais quelques photos de ce matin. Je sentais mes muscles s'affaiblir petit à petit pour ne plus les sentir du tout.

“ I'm your biggest fan, I follow you. Do you love me, Pa-Pa-Parazzi? “

J'ignorais l'appel de Tom pour la énième fois de la journée, et mon estomac se retourna soudainement et violemment pour me laisser l'envie de vomir. Mon sentiment omniprésent depuis dimanche. J'entendis frapper à la porte, et un soupir s'échappa de mes fines lèvres. Je me levai rapidement du lit et l'ouvris.

- Je t'avais dit que la prochaine fois que tu venais en France, je venais avec toi.

La sensation de vomir n'était rien comparée à celle que je ressentais en ce moment. Le manque de nourriture s'est vite fait remarqué et je ne luttai pas quand mes genoux flageolèrent brusquement avec mes muscles qui déposèrent leurs dernières forces, m'entraînant au sol où je perdis connaissance.


Déborah.
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J'espère que vous avez passé un bon Noël et que vous avez été gatées, comme je l'ai été!
Ce chapitre est un de mes préférés et je suppose que vous allez vous réjouir de voir un lemon entre Kendra&Tom, ENFIN =). J'espère qu'il ne vous décevra pas! J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire, je l'imaginais très bien comme çà même si la danse peut être pas très bien comprise, j'étais prise dans le feu de l'action et la musique du Moulin Rouge passait à la télé à ce même moment... Bref!

J'ai également écrit ce chapitre à la première personne parce que j'arrive mieux à écrire les sentiments à cette personne. Au début, je pensais mieux le faire à la 3°pers donc maintenant je regrette ce choix...
Il reste UN CHAPITRE et peut-être un épilogue, il faut que je voie! Je suis triste de devoir mettre une fin, aussi brutale soit-elle, à cette fiction. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et j'espère que les fidèles lectrices me suivront dans ma prochaine aventure "d'auteure".

Je vous souhaite une bonne fin d'année 2oo9 et une bonne année 2010 et d'arroser comme il se doit!!!
Gros Bisous!
Chapitre 19.

# Online seit Sonntag, 06. Dezember, 2009 um 13:56

Geändert am Dienstag, 29. Dezember, 2009 um 13:21